Mi-Carême

La Mi-Carême, c’était cette semaine. Trois semaines de passées et il en reste encore trois. Réjouissez-vous !
Laetare ! (C’est le premier mot du chant d’entrée de la liturgie de ce dimanche).
De quoi nous réjouissons-nous ?
Nous nous réjouissons du verre à moitié rempli. Quelles grâces reçues ? Quels combats menés ? Quelles victoires ? Quelles défaites également ? Les défaites peuvent nous servir de leçon pour démasquer les tactiques de l’adversaire. C’est le temps d’un petit bilan de mi-parcours, pour une belle Action de grâce et pour tirer profit de ce qui a déjà été vécu.
Nous nous réjouissons du verre à moitié vide. Comment vais-je vivre ces trois semaines avant Pâques ? Je poursuis certains efforts amorcés pour renouveler ma vie de prière, ma vie de charité et une certaine ascèse. Je commence certains efforts ; il n’est pas trop tard. C’est plus difficile de commencer au milieu, peut-être parce que c’est moins glorieux… mais peut-être plus profitable, si c’est plus humble.
Nous nous réjouissons parce qu’en fin de compte, le carême n’est qu’un moyen de se mettre en route, mais la route se poursuit, ou plutôt commence vraiment le jour de la Résurrection. Donc ce qui importe pour chacun d’entre nous, c’est de lancer le mouvement de notre conversion. Ce qui compte, c’est cet acte héroïque (héroïque pour moi, pas forcément pour un autre) qui est le début de la vertu et de la sainteté.
Peu importe que ce chemin de conversion commence au début du carême, au milieu ou à la fin, ce qu’il faut c’est qu’il commence.Il en va de notre salut, et de notre bonheur sur la terre comme au ciel. Peut-être même que ce chemin de conversion commencera pendant le temps pascal.
Il n’y a pas de temps et de lieu précis pour commencer à suivre Jésus Christ de plus près. Mais le carême est un temps privilégié pour prendre la route, alors, profitons de ces trois semaines qui nous restent.
Bonne route à chacun !

Don Jean-Baptiste, vicaire