« Le cœur et la raison »

 

« La raison est une lumière procédant de Dieu ; elle illumine l’esprit et soutient la foi qui ne peut contredire la raison puisqu’elles émanent toutes deux de Dieu. Tout homme étant créé à « l’image de Dieu » peut remonter jusqu’au créateur par la raison. »

St Thomas d’Aquin

Sujet ô combien travaillé depuis des siècles par des sommités éclatantes comme par les plus simples d’entre nous.

Il n’est pas question dans ce modeste édito d’alimenter le sujet mais simplement de méditer un instant avant ou juste après l’écoute du morceau de musique proposé

(qui est en lui seul une véritable catéchèse.)

Le cœur et la raison pour exemple convergent dans la Bible avec la sagesse de Qohélet :

Vanité des vanités tout est vanité.

En effet à partir du moment où l’espérance de la vie par-delà la mort régit notre présence ici-bas nous pouvons alors en toute liberté essayer de bouger notre curseur personnel entre cœur et raison. Cela nécessite une prise de conscience dans laquelle cœur et raison se mêlent avec en complément du discernement

un peu de temps et l’aide de l’Esprit Saint.

Il s’agit d’une démarche de recherche d’équilibre en vérité.

Nous venons de Dieu et nous retournons à Dieu l’homme ne maitrise ni l’origine ni la fin de sa vie.

Le déroulement de notre vie est en permanence influencé par ténèbres et Lumière avant de chercher à faire le bien il est indispensable d’éviter le mal qui se niche …dans les tous petits détails. Commençons par les petits détails avant d’aller plus avant.

Le cœur et la raison sont complémentaires au même titre que la femme et l’homme pour alimenter la Lumière dans notre vie de tous les jours.

Le cœur est certainement la clé du bonheur … nous pouvons raisonnablement le penser !

N’oublions pas que Dieu nous a créé à son image mais que nous avons besoin d’une Renaissance d’une acceptation en toute liberté pour simplement … Etre.

En dehors des mots qui sont parfois difficiles à mettre en place je vous propose d’écouter un interview ( ci-dessous ) qui devrait agréablement vous surprendre …

L’interview

Pour ce n° spécial , nous avons obtenu un interview avec le père Margelidon, professeur de théologie dogmatique au Studium dominicain de Toulouse,  à la faculté de théologie de l’ institut catholique de Toulouse et à l’institut Saint Thomas d’Aquin.

L’acceptation malgré un planning chargé a été immédiate.  Un grand merci de la part de ceux qui écouteront.

« Ouvrez vos oreilles » Elles vont rapidement vous faire reconnaître l’interviewer :  Don Antoine

Merci à tous les 2 d’avoir accepté de jouer le  jeu au bénéfice de tous. Ce moment a été enregistré à ARS lors d’une rencontre entre les 2 personnages qui se connaissaient par ailleurs.

LE MORCEAU CHOISI : Le Pange Lingua

A vous tous, maintenant, artistes, qui êtes épris de la beauté et qui travaillez pour elle : poètes et gens de lettres, peintres, sculpteurs, architectes, musiciens, hommes du théâtre et cinéastes … A vous tous l’Eglise du Concile dit par notre voix : si vous êtes les amis de l’art véritable, vous êtes nos amis !

L’Eglise a dès longtemps fait alliance avec vous. Vous avez édifié et décoré ses temples, célébré ses dogmes, enrichi sa liturgie. Vous l’avez aidée à traduire son divin message dans le langage des formes et des figures, à rendre saisissable le monde invisible. » Extrait du Message aux artistes de Paul VI le mercredi 8 décembre 1965 lors de la clôture du Concile Vatican II.

Le Pange Lingua, au service de la compréhension de la Parole de Dieu, est une composition précieuse, solide, riche et travaillée de Saint Thomas d’Aquin, ici le philosophe est devenu poète. À la manière d’un artisan qui connaît toute l’exigence de l’apprentissage d’un savoir et avec toute l’humilité d’un artiste qui sait que sa création ne lui appartient pas St Thomas d’Aquin offre au croyant une catéchèse afin d’essayer d’appréhender le mystère eucharistique.

Le plain-chant, avec son motif musical répétitif, sert ici de toile de fond sur laquelle les mots se posent à la manière des couleurs qui se posent sur la toile du peintre ou des fils sur le métier du brodeur. La Parole de Dieu sculpte notre âme: du burin pour dégrossir et dégager les lignes de force à la lime pour adoucir les imperfections, il est nécessaire d’y ajouter ce don total et vertigineux de Jésus pour nous : l’Eucharistie. Sans Elle, notre âme ne s’animerait pas de la même façon. Par l’Eucharistie, Jésus nous rejoint physiquement et nous sommes appelés à devenir ce que nous recevons en ayant cette certitude que Dieu nous aime infiniment.

Essayons, après l’écoute de cette séquence, à notre tour de rejoindre Jésus dans le silence. Ce silence, apprécié par le Cardinal Philippe Barbarin après l’Eucharistie, pendant le temps de l’action de grâce, et qui permet La Rencontre intérieure. La musique, cet art qui n’est pas là juste pour meubler ou produire du son, n’existe que par contraste avec le silence : cette respiration est une richesse.

Alors, certainement le mystère eucharistique nous dépasse et c’est tant mieux. Peut-être qu’il nous permet simplement d’être à notre place, celle d’enfant aimé de Dieu.

Saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Eglise.

Né en 1225 à Roccasecca près de Naples, mort le 7 mars 1274

Comme beaucoup d’entre nous, le nom de Saint Thomas d’Aquin évoque un grand saint, Docteur de l’Eglise, canonisé en 1323, nommé Docteur de l’Eglise en 1573.

Mais qui est l’homme qui se cache derrière cette grande figure de sainteté ?

Notre groupe « musique émoi » a fait le choix de se pencher en toute humilité sur cette question. Pour ce travail, nous nous sommes documentés à partir de deux livres écrits par deux dominicains, et avons tenté d’en extraire ses traits dominants.

  • Michel de Pailleret « « la petite vie de Saint Thomas d’Aquin » Edition DDB- année 2006
  • Jean-Pierre Torrell « Saint Thomas en plus simple ». Edition  du cerf- 2019

« L’homme Thomas d’Aquin est depuis sa plus tendre enfance un « silencieux »,

A l’âge de 5 ans, il est « offert » par ses parents comme oblat à l’abbaye du Mont Cassin. Pour lui, l’évènement le plus marquant, est la découverte de l’ordre des frères prêcheurs, dont il revêt l’habit en 1244.

Il reste très aimant à l’égard de sa famille.

Caractère passionné à fort tempérament, humilité et modestie à l’image du Christ, ardente dévotion : de nombreux témoignages en attestent.

Comme St François d’Assise, il brave sa famille, nobles de la région de Naples, pour endosser l’habit des Ordres mendiants.

Curieux de tout savoir et impressionnant par sa force de travail,  c’est un étudiant curieux, déterminé, toute sa vie est consacrée à l’étude des écritures saintes. C’est à Paris que ce docteur de l’Eglise a d’abord été étudiant durant 3 ans de 1245 à 1248, au couvent Saint Jacques. De nos jours, lors d’une visite à l’église Saint Etienne du Mont, vous pouvez voir un plan du couvent, détruit au moment de la Révolution, tel qu’il était au XIIIème siècle.

Ses compétences spirituelles, morales, juridiques, font que le pouvoir royal de l’époque avec Blanche de Castille et le roi Louis IX Saint Louis, lui témoignent une grande confiance.

Sa force d’apprendre lui apporte la reconnaissance de ses maîtres.

Maître en Ecriture Sainte, son enseignement de haute qualité est empreint de ses convictions personnelles. Très vite sa renommée à l’université de Paris fait que les étudiants se pressent à ses cours.

Dans une Eglise en pleine mutation ses cours sont clairs, modernes et novateurs.

Son écriture est reconnue légendairement comme difficile et après analyse par un graphologue compétant il en ressort un Thomas « tendu, pressé » « il veut aller vite » « distrait », il est à la fois minutieux et insoucieux des inconséquences que lui fait commettre son irrésistible poussée en avant » (M.J. Gils).

Cet homme a fait un grand nombre de déplacements entre Naples, Rome, Paris, Cologne, Bologne, pour retourner dans sa région natale Naples pour y finir ses jours, soit environ 11 000 kms parcourus à pieds

Au XIIIème siècle, la France a été témoin de cette personnalité hors du commun et fait de Paris « mère des sciences et cité des lettres » par le pape Grégoire IV.

L’évêque dominicain Michel Ophonius décida de faire graver une suite d’estampes sur la vie de St Thomas d’Aquin, et confia ce travail au dessinateur et peintre Otto van Ven ( 1556/1629). 30 planches furent réalisées »

En 1369, le pape Urbain V, ordonna le Transfert du corps de Saint-Thomas à Toulouse. Une partie de ses reliques repose dans l’église des Jacobins.

Nous souhaitons que ce bref résumé éveille en vous une envie de découvrir l’intégralité de l’histoire de ce grand homme en lisant ces deux livres. Une ouverture sur la connaissance de l’homme mais aussi de son époque, de sa famille, de sa foi et de sa spiritualité sans limite.

(Extraits bibliographiques et images extraits des livres de Michel de Pailleret et de Jean-Pierre Torrell)

 

Le QUIZZ n° 7

1-La fête du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ est aussi appelée Fête-Dieu?

a-vrai  b-faux

2-seules quatre séquences sont en usage dans la liturgie officielle, trouvez l’intrus :

a-Pâques  b-Pentecôte  c-Trinité  d-Fête-Dieu  e-Notre-Dame des Douleurs

3-La séquence, dans la liturgie actuelle, précède l’Alléluia.

a-vrai   b-faux

4-les séquence sont des créations musicales basées sur le plain-chant.

a-vrai   b-faux

5-le plain-chant n’est pas propre au rite catholique mais on le retrouve aussi dans des pièces des rites hébreux, musulmans ou bouddhistes.

a-vrai  b-faux

Résultats du QUIZZ n° 6

1-b  2-a  3-a  4-b  et 5-a

N’hésitez pas , utilisez l’adresse mail : Musique-emoi@paroisses-mjjp.fr pour adresser vos remarques , elles seront prises en compte, nous aideront à nous améliorer et chaque mail recevra une réponse

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