Après l’AVENT …  l ’ EPIPHANIE

DIEU n’est pas un maître, pas un pharaon, nous ne sommes pas ses esclaves.

Les évangiles, la Parole de DIEU, démontrent si besoin en était que chacun d’entre nous est entouré d’une tendresse infinie, matérialisée entre autres par une liberté totale de penser et d’agir.

DIEU attend de notre part une ouverture du cœur, (imaginons une porte intérieure en nous qui s’entrouvre) qui lui permettra de vivre en nous comme l’être qui aime, aspire à vivre en l’être aimé.

Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi…Tu as appelé, Tu as crié et Tu as brisé ma surdité, Tu as brillé, Tu as resplendi et Tu as dissipé ma cécité, Tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré et haletant j’aspire à Toi, je t’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ;
Tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix.

St Augustin

Pour donner suite à la naissance de Jésus fêtée en décembre, nous pourrions imaginer en adéquation avec la liturgie de créer, pourquoi pas, une fête de la re-naissance en janvier.

En effet afin d’alimenter cette idée, sachons que Épiphanie et Théophanie signifient de manière différente « manifestation de DIEU ». N’oublions jamais que DIEU est toujours le premier à nous inviter, et nous d’y répondre ou non en toute liberté. Cherchons à devenir Présence (au même titre que le mot Parole, Présence devrait aussi commencer par une majuscule.)

DIEU nous aime, restons toujours émerveillés, la lampe allumée ne serait-ce que pour scruter notre intérieur. Cette démarche doit nous permettre avec l’aide du St Esprit de travailler notre sens du discernement.

Notre « re-naissance » pour donner suite à notre accord, passe par cette prise de conscience qui allie le cœur et la raison.

Lorsque cette ouverture du cœur a lieu, il n’y a plus à redouter une quelconque condamnation de la part de DIEU au même titre que le bon larron sur la croix qui sera au paradis le jour même, que la samaritaine qui saura puiser au fond d’elle-même l’amour de DIEU, que le centurion qui se connait parfaitement et qui est à l’écoute de la Parole de DIEU, que Pierre qui sera désigné chef de l’Église (même après son reniement) etc… Chacun de nous est concerné.

Alors à partir de cette re-naissance la louange s’impose, essayons de réaliser à chacun notre mission en fonction des talents qui nous ont été attribués, et de manière commune à remercier DIEU, en le laissant devenir présence en chacun d’entre nous.

Les rois mages sont venus vénérer Jésus, guidés par le scintillement d’une étoile.

La re-naissance par l’ouverture de la porte (de notre cœur) laisse aussi passer la lumière, laissons-nous guider.

Pour information, pour finir et pour étayer cet édito :

Dans l’antiquité et à l’origine, l’épiphanie tire son fond et son sens des célébrations païennes de la lumière, comme l’indique l’étymologie du mot. L’épiphanie s’inscrit dans la période ou les jours recommencent à grandir et donc par extension dans la re-naissance de la lumière.

LE MORCEAU CHOISI : une marche

Entre le Rhône et la Durance, la Provence accueillit, il y a presque 2000 ans, Marie-Madeleine, Marthe, Lazare et d’autres disciples du Christ qui étaient persécutés à Jérusalem. Première région française christianisée, la terre provençale nous régale aujourd’hui de ses traditions lors du temps de Noël et, malgré notre monde sécularisé, elle a su conserver ses références religieuses. En effet, de la gastronomie du Gros Souper du réveillon du 24 décembre composé de 7 plats maigres en référence aux 7 douleurs de la Vierge Marie aux fameux 13 desserts (en référence au Christ et aux apôtres) qui ne seront dégustés qu’après la messe de minuit, à la culture avec la crèche et les fameux les santons (dont la traduction du provençal signifie petits saints), les traditions provençales réjouissent le cœur de celles et ceux qui y prennent part.
Il y a également une tradition à Aix en Provence le deuxième dimanche de janvier, où il est question de revivre l’arrivée des rois mages à Bethléem. Costumés en bergers, paysans et artisans, et accompagnés de groupes de danses folkloriques, les participants défilent dans la ville d’Aix en Provence et précèdent dromadaires et rois mages en chantant avec la foule les chants traditionnels de Noël. La procession s’arrête ensuite devant la cathédrale Saint Sauveur où les rois Gaspard, Balthasar et Melchior viennent pour adorer l’Enfant-Jésus. La fameuse Marche des Rois, dont les paroles sont attribuées au Père Joseph-François Domergue prêtre dans le Gard, fait ainsi partie des grands classiques de cette journée.
Le christianisme est d’abord une religion où Dieu s’incarne, où Il prend notre condition humaine, c’est bien réel et ce ne sont pas des théories ou des concepts nébuleux.
« Notre Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit Dieu » a dit Saint Irénée, alors quoi de plus naturel que de réussir à vivre sa foi dans les références quotidiennes pour mieux se l’approprier.
Lors du 1er dimanche de l’Avent, le prophète Isaïe annonçait que « vers la montagne de la maison du Seigneur afflueront toutes les nations et viendront des peuples nombreux. », il s’agissait déjà d’une évocation de l’Épiphanie. Avec l’épisode des mages et de la manifestation publique de Jésus au monde, la dimension universelle du message évangélique est réaffirmée. Mais d’autres Épiphanies suivront, notamment celle de l’épisode où Jésus se révélera à la synagogue de Nazareth en choisissant le passage du livre d’Isaïe « L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction » (Is 61,1) et en expliquant que cette parole se réalise en sa personne.

LE COMPOSITEUR CHOISI : Georges BIZET

Quand le 18ème siècle inspire le 19ème,

« Rencontre d’une musique de Georges Bizet (air emprunté à la Marche de Turenne de Lully (1632/1687) » – https://www.youtube.com/watch?v=VouY1c4sn0I), et des paroles d’une chanson attribuée à  Joseph François Domergue (1691/1729) curé Doyen d’Aramon dans le Gard.

Qui d’entre nous n’a pas fredonné seul ou à l’unisson cette farandole pleine d’allégresse ?

De bon matin

J’ai rencontré le train

De trois grands rois qui allaient en voyage

De bon matin

J’ai rencontré le train

De trois grands rois dessus le grand chemin.

……

Georges Bizet a fait de ce thème un « succès » lors de la création de l’Arlésienne (suite n°1), œuvre théâtrale tirée d’une nouvelle des « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet, mise en musique par notre compositeur.

Georges Bizet nait à Paris en 1838 d’une mère pianiste et d’un père professeur de chant, autant dire que la musique était sa destinée. Il fut comme bien des génies, un enfant prodige entré à l’âge de 9 ans au Conservatoire de Paris où il reçut en 1821 le premier prix de piano. Il fit la connaissance de Charles Gounod avec qui il noua une grande amitié.

Sa première symphonie en ut majeur fut composée à l’âge de 17 ans. Le deuxième mouvement de cette œuvre est un adagio sublime, solo de hautbois qui ne saurait laisser aucun auditeur indifférent. Considérant que cette œuvre comme un simple exercice, il se consacra essentiellement aux pièces théâtrales, mélodies et à l’opéra. Deux ans plus tard il remporte le prix de Rome.

Lors de la guerre de 1870, il s’engage dans la Garde Nationale. Période difficile pour lui, à son retour il se remet à écrire et répond à une commande de l’Opéra-Comique. Le 3 mars 1875 création d’un des opéras le plus joué au monde « Carmen », qui n’eut pas le succès escompté lors de sa sortie à l’Opéra-comique de Paris.

Il décède le 3 juin 1875 et ne connaitra pas le triomphe que le public autrichien réservera à cette œuvre dans ce mythique Opéra de Vienne en octobre de la même année. Les compositeurs Wagner, Tchaïkovski et le philosophe Nietzsche en firent l’éloge. Avec cette œuvre Bizet excelle dans cette esthétique artistique qu’est l’Opéra, une musique qui décrit le contexte, peint le caractère des personnages et colore l’histoire. Elle est ce que le mime fait ressentir dans l’expression du « muet ».

Bizet « un compositeur du Passé, du Présent et du Futur ». (Titre d’un livre d’Henry Blaze de Bury (1813/1888), – poète et critique littéraire et musical) publié en 1880 soit 5 ans après la mort du compositeur). (Bizet n’est pas le seul compositeur cité dans ce livre).

Les œuvres de Bizet répertoriées par son éditeur : Choudens.

Nous vous proposons comme deuxième écoute une chanson pour 5 voix « wie schön leuchtet der Morgenstern ». (Comme elle resplendit, l’étoile du matin) – du compositeur Michael Praetorius (1571/1621) allemand –

Nous vous proposons comme deuxième écoute une chanson pour 5 voix « wie schön leuchtet der Morgenstern ». (Comme elle resplendit, l’étoile du matin) – du compositeur Michael Praetorius (1571/1621) allemand

Les mages – Chapiteau du XI -ème siècle de Saint Pierre de Chauvigny – (86300 – Poitou Charentes)

QUIZZ 21 

1-le mot Épiphanie vient du grec et signifie « manifestation, apparition soudaine »
a-vrai  b-faux

2-le synonyme de Épiphanie est le mot théophanie qui signifie « manifestation de Dieu »
a-vrai  b-faux

3-À propos des mages, la bible ne parle pas de rois mais de mages venus d’orient.
a-vrai  b-faux

4-L’épisode de la venue des mages à Bethléem est relaté par Saint Matthieu.
a-vrai  b-faux

5-les présents offerts par les mages sont l’or, l’encens et la myrrhe.
a-vrai  b-faux

Réponses au quizz précédent :

1-a  2-a  3-a  4-a  5-a

 

ANCIENS ARTICLES MUSIQUE EMOI

Frère SAMUEL et sa joie communicative pour son premier baptême

Musique Emoi N°27 - Noël

La naissance de Jésus (Le Verbe s’est fait chair) a tout changé pour les hommes, la prise de conscience a commencé, mais il s’agit visiblement d’une longue marche au vu du fonctionnement actuel des hommes sur la terre.

N°26 : Sainte Thérèse de Lisieux

"Le silence est le doux langage des anges, de tous les élus. Il doit être aussi le partage des âmes s'aimant en Jésus" - Sainte Thérèse de Lisieux -
Miniature trouvée dans un manuscrit d’Hildegarde représentant un homme recevant toutes les influences cosmiques

Musique Emoi N°25 : Hilgegarde

Ce mois-ci nous allons donner de la place à …Marie Bernadette Hildegarde. Il s’agit bien évidemment d’un « joke » en effet nous avons demandé à Marie Bernadette de se prêter au jeu, en cuisinant (tout en étant filmée) un plat dont la recette appartient à Hildegarde de Bingen : Le Pain de bettes (recette Hildegarde)

Musique Emoi n°24

Après le n° 22 de Musique Emoi mettant en valeur les Petits chanteurs à la croix de bois, ce numéro 24 est lui, consacré aux Servantes des Pauvres. Pauvres avec P majuscule (Un détail qui mène à l’essentiel…)

Musique Emoi N° 22 : Les petits chanteurs à la croix de bois

Nous sommes sûrs, après avoir eu la chance de les rencontrer, que vous prendrez du temps à entendre et surtout à écouter les interviews proposés, les morceaux choisis, le dossier presse et que vous deviendrez supporteurs de cette chorale exceptionnelle s’il en est.

Musique Emoi N° 21 : Epiphanie

Après l’AVENT …  l ’ EPIPHANIE DIEU n’est pas un maître, pas un pharaon, nous ne sommes pas ses esclaves.
JS BACH

MUSIQUE EMOI N°20 – AVENT / AVANT

Cette fin d’année nous oblige à mettre en lumière différents signes pouvant illustrer la fin d’une période : Dérèglement climatique, crises sanitaire, écologique, économique, guerre, etc… il n’y a pas de fatalisme mais tout est lié. Mais reprenons nos esprits, non excusez-moi …reprenons notre Esprit !

MUSIQUE EMOI N°19 : UN REQUIEM … sinon rien !

Ce mois-ci, le morceau de musique choisi (voir ci-dessous) est un requiem, alors afin renforcer ce choix, il a été décidé que cet édito porterait sur l’Espérance. Requiem / Espérance, cette association s’imposait, et s’imposera …éternellement si j’ose dire.